Archives de Tag: rap

Chronique du Détesteur + Entrevue avec Jay St-Louis @ Ghetto Érudit, CISM

Hier soir, j’en étais à ma deuxième chronique à l’émission Ghetto Érudit, sur les ondes de CISM. J’ai élaboré plus en détail sur un des points discutés dans la précédente chronique. Dans un second bloc, je présente l’entrevue que j’ai pré-enregistrée avec Jay St-Louis.

Voilà.

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Murphy Cooper - Ghetto Érudit - CISM, 89,3 FM

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Société parfaite; pochette un peu moins

C’est aujourd’hui que Mc La Sauce mettait en vente son nouvel et premier album « Société parfaite ». Je n’ai pas eu la chance de l’écouter, mais selon les extraits entendus via iTunes, ça me donne le goût d’me le procurer, for real. Cette fille là est probablement l’artiste ayant évolué le plus rapidement au Québec.

Petit rappel; elle a commencé à rapper maladroitement d’la marde sur un petit microphone cheap de webcam et s’est faite découvrir via MySpace par des gens qui l’ont prématurément propulsée sur les palmarès de radios universitaires, journaux underground et festivals de musique francophone. Sûrement le tripe le plus incompréhensible que Montréal s’est tapé. N’étant pas idiote, elle a senti qu’elle devait s’améliorer et rapidement. C’est arrivé et en très peu de temps et aujourd’hui elle lance son album. Certains diront qu’elle a trop pris son temps, mais bon, ça ce ne sont pas de réels fans de l’artiste mais bien des dévoreurs de buzz qui passent à autre chose 30 secondes après, sans même avoir pris le temps de déguster convenablement. Un artiste prend bien tout le temps qu’il veut pour concevoir son art. Alors, je ne lui souhaiterai pas des gros chiffres de vente, comme le ferait tout bon fanatique de rap québécois qui ne regarde que ça, mais bien, un bon public qui saura l’apprécier et longtemps.

Si vous voulez vous procurer « Société parfaite », vous pouvez le faire via iTunes

La pochette

Ce qui m’a frappé le plus dans l’annonce de cette sortie, c’est la pochette. Peut-être n’avait-elle envie de se casser la tête puisque l’album n’est qu’en vente sur iTunes, mais une pochette d’album c’est quand même très important. Il y a des choses sur celle-ci qui ne se font juste pas, des choses qui ne vont pas ensemble. La typographie ne devrait en aucun cas être prise à la légère, ce qui n’a pas été respecté dans ce cas-ci. Ça brise mes yeux de graphiste.

Mc La Sauce - Société parfaite - Le Détesteur

Marcony se criss de toé

Je n’ai pas l’habitude de poster des vidéos de mauvais rappeurs, parce qu’une fois que t’en as entendu un, tu les a tous entendus. Ils suck tous au même niveau et rares sont ceux qui se démarquent. Parmi ceux-ci, il y a quand même Dali qui sort crissement du lot. Le reste, je laisse ça à Gab Roy. Mais là, ce que je vous publie ici ce soir, c’est à un autre level. Parmi une batch de jeunes rappeurs qui te remplissent de trucs pas cool les oreilles, un intrus s’approprie la deuxième minute de la dite chanson et s’assure de ne pas mettre fin à l’horreur de celle-ci. Marcony. Dans la 40aine, probablement. Il te fait rimer « câline de bine » avec « graisse de bine » . Dans sa Z24. Une « Trouvaille » de Booyah (yup, le dude des WordUp Battles).

Ça commence à 2:05, exactement:

Promis, c’est une des dernières fois que je publie ce genre de choses.

Marcony

TA GRAND-MÈRE, LA CHIENNE DU RAP

Je la déteste, mais cette jeune rappeuse a au moins le mérite d’avoir attiré mon attention cette semaine, contrairement à Loco Locass qui m’a laissé dans une tabarnak d’indifférence.

LES DIX SUCCÈS REGRETTABLES DE LA DERNIÈRE DÉCENNIE

2000

On a commencé cette décennie en force avec le fameux bug de l’an 2000, ensuite est venu l’attaque du World Trade Center, en 2001. Ces événements sont déjà bien loin derrière nous puisque nous célèbrerons la fin de la première décennie des années 2000’s. Je vous ai donc concocté une liste des succès regrettables qui se sont produit de 2000 à 2009.

LE PHÉNOMÈNE EMO

emo2

Au départ, il n’y avait que les early adopters qui s’identifiaient ainsi, coiffure et vêtements particuliers et de l’attitude de gothique à revendre. Ils étaient Emo, mais si on leur demandaient, ils ne l’étaient pas, mais rien que le fait de leur dire était flatteur pour eux. Les skaters et punk-rockers prenaient un plaisir fou à les mépriser, surtout à cette époque où le ska et le damier était dominant. Un violent combat entre la joie et la tristesse. Finalement, la tristesse l’emporta très rapidement. Les premiers à mépriser ont été les premiers à prendre le virage emo, c’était même eux les plus emo. Un succès très regrettable de la décennie.

Je déteste.

INTERNET

internet

Internet, le plus grand succès de cette décennie, mais tout de même regrettable, du moins, pour cette décennie. Vers la fin des années 90’s, on disait d’Internet qu’il était l’avenir, je crois qu’en 2009, on peut confirmer qu’il est bel et bien l’avenir, pas le présent. On y est presque, mais pas encore. On connaît sa puissance et son étendue, plusieurs outils sont à notre disposition, reste à voir ce que nous en ferons. Les internautes devront arrêter de donner aux médias traditionnels et compagnies l’attention qu’ils veulent, les choses devront se faire d’elles-mêmes, les vidéos virales devront vraiment l’être, les rumeurs devront être rapidement vérifiées et démenties lors d’un manque de sources crédibles, les blogueurs devront générer plus de contenu original et cesser de copier-coller l’information provenant des médias traditionnels. Internet c’est l’alternative, c’est nous, soyons nous et non une copie d’eux.

Le plus grand échec d’Internet, c’est d’avoir laissé croire à la population mondiale qu’elle est libérée du mensonge, qu’elle peut maintenant détecter un complot en restant assise devant son écran, qu’elle ne peut plus se laisser avoir, qu’elle connaît toute la vérité. Si les médias traditionnels modifient l’information à partir de faits vérifiables, alors Internet désinforme à partir d’aucune base concrète, à la vitesse de la lumière.

Succès prometteur, mais regrettable pour cette décennie.

Je déteste.

L’ÉPOQUE DOLLARACLIP

dollaclip

Cette ex-émission de Musique Plus, animée par Louis-José Houde, qui a particulièrement relancé la carrière de D-Natural nous aura fait bien rire durant ces quelques années en nous présentant les pires vidéoclips du répertoire musical de la station. Louis-José nous aura appris qu’on peut se faire connaître même si on manque de talent et malheureusement, plusieurs l’ont pris au mot, puisqu’aujourd’hui, on ne les regarde plus de travers ces artistes-clowns, non, on leur glisse sous la table une carte V.I.P qui leur donne droit à une couverture médiatique complète, comprenant la radio, les journaux, les festivals, les blogues et tout ce qui vient avec. Un autre succès regrettable de cette décennie 2000-2009, qui affectera malheureusement le début de la seconde décennie qui s’amorcera en 2010.

Je déteste.

DIAM’S

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La rappeuse Diam’s, succès énorme au Québec, et je l’avoue, j’en étais surpris. C’est en observant les MSN et status facebook des filles que j’ai tout compris. C’est un espoir pour les grosses et les laides, c’est un modèle pour les filles qui se croient fortes, c’est un second souffle pour celles qui ont été trompées, celles qui jurent ne plus jamais se laisser piler sur les pieds. C’est ce genre de femme qui laisse les plus faibles d’entre elles dans le mensonge et les fausses illusions. Un des pires succès de la décennie.

Je déteste.

LA PAGETTE

pagette

La pagette, (télé-avertisseur) dont le nom sonne homosexuellement mal, a été le « en attendant » du téléphone cellulaire. Qui ne se rappelle pas des fameux codes? 696969 ou 911. À cette époque, les cabines téléphoniques étaient encore utilisées. Au départ, le télé-avertisseur était exclusivement pour les pushers et frais-chier, jusqu’à ce que la folie rattrape tout le monde pendant seulement deux ou trois années. Un succès évidemment temporaire et regrettable.

Je déteste.

LE REDBULL

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Les boissons énergisantes, je n’ai jamais vraiment compris le phénomène. Personnellement, j’ai une meilleure alternative…dormir. Le Redbull n’a jamais eu d’effets sur moi, même si on m’a dit que dans certains cas, deux ou trois canettes sont nécessaires pour voir les effets apparaître. Le téléphone cellulaire et Internet sont des inventions nécessaires dont on ne pourrait se passer, mais le Redbull? Êtes-vous vraiment incapable de bien fonctionner au travail sans en avoir avalé? Le pire, c’est que ces boissons étaient déjà disponibles sur les tablettes de votre dépanneur du coin depuis les années 90’s, sans même attirer votre attention. Un succès inutile et regrettable.

Je déteste.

LE FURBY

furby

La peluche intelligente, celle qui comprend tout ce qu’on lui dit, celle qui répètera tous les mots qu’on lui apprendra, éventuellement. Le perroquet format Gremlin. Légende urbaine? Comment le savoir? Le phénomène n’aura jamais duré assez longtemps pour qu’on puisse le confirmer. Succès regrettable.

Je déteste.

LES TÊTES À CLAQUES / BRICE DE NICE

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Les deux plus grands générateurs de malaises en société. Quand les Québécois aiment, ils aiment pour la peine et ne décrochent pas si facilement que ça. Combien de fois avons-nous frissonné en entendant une des phrases suivantes? « Hey Johnny Boy! Comment c’qui va mon Johnny Boy? », « Toi, t’es comme le H de Hawaï…tu sers à rien! J’t’ai cassé! », « Hey mon ami! T’aimes tu ça manger des patates? » La réponse: Trop souvent. Un concept comme les Têtes à Claques n’aurait pas eu le même succès sous un autre format, merci à sa formule fast food, web et virale. Succès agressant et regrettable.

Je déteste.

LE RAP

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Le rap n’a pas toujours été présent dans nos vie, le grand public l’a longtemps boudé et méprisé avant qu’il puisse obtenir la popularité qu’il a maintenant. Pensons au collectif 83, ils en ont bavé une shot, alors que le punk/ska dominait nos lecteurs CD, au Québec. Les amateurs de rap étaient marginalisés en début de décennie, mais tout ça n’a pas duré très longtemps, Eminem a préparé le terrain alors que 50 Cent a tout confirmé, le rap est à la mode et à grande échelle. Il a fait beaucoup de ravage depuis dix ans, aujourd’hui, grâce à lui, nous pouvons identifier les déchets de la société qui élèvent huit enfants à la fois ,vêtus de babyphat collection 2001 et le wannabe-gangsterisme ne cesse d’augmenter, les blancs seraient prêts à tout pour être dans la peau d’un jeune Haïtien. Les messages de révolte ont complètement disparus dans les chansons, tout est dilué et sans pertinence, il n’est rien d’autre qu’un divertissement. Ce qui aurait dû être la voix du peuple n’est maintenant qu’un autre succès regrettable de cette décennie.

Je déteste.

LES FRÉQUENTATIONS

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Fréquenter quelqu’un. Avoir une fréquentation. C’est tellement 21è siècle. Les niaiseuses ne sont plus mélangées maintenant, elles fréquentent. C’est la période transitionnelle entre la rencontre et la relation de couple, généralement, les filles stables n’ont pas recours à cette expression ridicule. Un succès qui mène souvent à l’échec, regrettable.

Je déteste.

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Journalistes et rap de merde: La suite

En regardant les statistiques cet après-midi, j’ai remarqué qu’une bonne dizaine de visiteurs provenaient d’un autre blogue, comme toujours, je vais voir de quelle manière on parle de moi et je suis tombé sur un article très interressant, qui vient complèter le mien d’ailleurs.

Je vous invite à faire la lecture de cet article, signé Khyro, ancien membre du collectif Atach Tatuq:

http://lekhyroscope.blogspot.com/2009/08/la-situation-du-hiphop-au-quebec.html

Full Culture, c'est full…cool?

Ce matin, je fais un survol rapide du cahier week-end du Journal de Montréal, puis je tombe sur la très sérieuse chronique Full Culture, dédiée aux ados. Bon. Quand j’avais seize ans, s’il y a une chose que je trouvais ridicule, c’était bien quand les médias et agences de pubs pensaient m’interpeller en utilisant, d’une façon clichée et dépassée, nos expressions d’ados.

Pourtant, Anne-Marie Lobbe, ne semble pas si vieille! Pourquoi avoir accepté de faire une telle chronique? Du moins, j’espère qu’elle a fait pression pour un changement de nom!

Photo: chansontadoussac.com

Photo: chansontadoussac.com

J’arrive au point. Pour présenter Sir Pathétik, elle y va comme suit: « Lorsqu’on parle de rap ou de hip-hop québécois… »

Ma chère Anne-Marie…Rap ou hip-hop…peux-tu m’expliquer la différence entre les deux?? Bafouillements et silences se feront entendre, puisqu’aucune explication n’est possible. Le rap et le hip-hop ne sont pas deux styles musicaux distincts. En fait, hip-hop, c’est un mouvement constitué de plusieurs éléments. Et le rap, étant le MCing, est un des éléments de ce mouvement. On peut dire de la musique hip-hop, tout comme on peut dire de la musique rap. Alors, la prochaine fois que tu souffriras d’insécurité, à la place d’écrire les deux, informe-toi, ce n’est pas mon travail de le faire à ta place!

Je te déteste.