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Nightlife.ca : La surconsommation de l’auto-dérision

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À partir de cette semaine vous pourrez commencer à lire les chroniques hebdomadaires du Détesteur sur le magazine Nightlife.ca.

Cette semaine, j’explique la génération Dollaraclip et pourquoi j’ai envie de tuer dans ‘face tous les gens qui s’adonnent aux bachelor parties and shiz.

Vous pouvez lire tout ça ici.

Je déteste.

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Catherine Pogonat à Musique Plus

À partir du 22 août sera diffusée la quotidienne de l’animatrice Catherine Pogonat, qu’on a tous connue dans le magazine culturel télévisé, Mange ta ville, sur les ondes de Art TV. – Les idiots l’auront évidemment connue 5 ans plus tard à Tout le monde en parle.

Ste-Catherine - Musique Plus - Le Détesteur

Ste-Catherine, c’est le nom de l’émission. Je souhaite que ça fonctionne. Faut dire que Musique Plus n’a jamais vraiment su qui était vraiment son public. Quand on avait 8 ans on regardait Bouge de là et nos souvenirs musicaux de l’époque, outre Dance Mix 95, se résument à Éric Lapointe, Mario Pelchat, Marie Carmen, Stef Carse & Bon Jovi. Je l’admets, y’avait un peu de Green Day et Nirvana. Mais sinon, on nous servait toute la crap de MusiMax, avant que la station existe.

Depuis, la station s’est constamment cherchée et a toujours fini par revenir aux jeunes filles de 12-16 ans. Pendant sa quête, elle a fait plusieurs bons coups pour la génération Y. Pensons à l’ère Dollaraclip, cette émission qui se moquait des clips de marde en compagnie de l’humoriste inconnu de l’époque, Louis-José Houde. Probablement l’émission ayant le plus influencé notre génération. Sans compter qu’elle avait ses soeurs sur la même chaîne, Le Groulx Luxe c’est n’importe quoi…,animée par un autre inconnu, Patrick Groulx, ainsi que Le Mike Ward Show et L’Gros Show, mettant en vedette d’autres no-name comme Jean-François Mercier, Mike Ward et Martin Perizzolo. Je pense que c’est grâce à ces émissions qu’aujourd’hui le Québec s’intéresse autant à la relève de l’humour.

Pis, y’a eu MP6, qui est restée 6 mois, même pas. Je pense que M+ a tenté de faire une prise 2 de l’époque Dollaraclip en allant chercher d’autres humoristes de la relève (Benoit Lefebvre et Mathilde Laurier). Elle nous promettait une nouvelle station à l’image des radios universitaires et c’est pour cette raison qu’elle a été chercher Baz du webzine culturel 33Mag. Pour la première fois, un dude du web québécois se faisait engager à la télé, c’était gros pour la courte histoire de les internets. Finalement, ça semblait plus simple pour M+ de faire revenir les shows de télé-réalités américains sous-titrés et de faire décâlisser la bonne musique.

L’an passé, elle a donné le titre d’artiste du mois à Marjo, alors que Justin Bieber était le roi des ondes.

Quoi qu’il en soit, j’espère que Catherine Pogonat restera fidèle à elle-même et que Musique Plus lui laissera le temps, à elle et aux téléspectateurs, de s’adapter. Espérons qu’une bonne fois pour toutes, nous aurons droit à de la bonne musique. Le seul petit hic…on a déjà vu ses seins. Ça enlève l’espoir que peut-être un jour…qui nous rattachait devant notre télé quand on regardait Iza Desjardins ou Chéli. Est-ce que ça fait donc d’elle la première animatrice de M+ ayant montré ses seins? My bad, j’avais oublié Anne-Marie Losique…

LES DIX SUCCÈS REGRETTABLES DE LA DERNIÈRE DÉCENNIE

2000

On a commencé cette décennie en force avec le fameux bug de l’an 2000, ensuite est venu l’attaque du World Trade Center, en 2001. Ces événements sont déjà bien loin derrière nous puisque nous célèbrerons la fin de la première décennie des années 2000’s. Je vous ai donc concocté une liste des succès regrettables qui se sont produit de 2000 à 2009.

LE PHÉNOMÈNE EMO

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Au départ, il n’y avait que les early adopters qui s’identifiaient ainsi, coiffure et vêtements particuliers et de l’attitude de gothique à revendre. Ils étaient Emo, mais si on leur demandaient, ils ne l’étaient pas, mais rien que le fait de leur dire était flatteur pour eux. Les skaters et punk-rockers prenaient un plaisir fou à les mépriser, surtout à cette époque où le ska et le damier était dominant. Un violent combat entre la joie et la tristesse. Finalement, la tristesse l’emporta très rapidement. Les premiers à mépriser ont été les premiers à prendre le virage emo, c’était même eux les plus emo. Un succès très regrettable de la décennie.

Je déteste.

INTERNET

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Internet, le plus grand succès de cette décennie, mais tout de même regrettable, du moins, pour cette décennie. Vers la fin des années 90’s, on disait d’Internet qu’il était l’avenir, je crois qu’en 2009, on peut confirmer qu’il est bel et bien l’avenir, pas le présent. On y est presque, mais pas encore. On connaît sa puissance et son étendue, plusieurs outils sont à notre disposition, reste à voir ce que nous en ferons. Les internautes devront arrêter de donner aux médias traditionnels et compagnies l’attention qu’ils veulent, les choses devront se faire d’elles-mêmes, les vidéos virales devront vraiment l’être, les rumeurs devront être rapidement vérifiées et démenties lors d’un manque de sources crédibles, les blogueurs devront générer plus de contenu original et cesser de copier-coller l’information provenant des médias traditionnels. Internet c’est l’alternative, c’est nous, soyons nous et non une copie d’eux.

Le plus grand échec d’Internet, c’est d’avoir laissé croire à la population mondiale qu’elle est libérée du mensonge, qu’elle peut maintenant détecter un complot en restant assise devant son écran, qu’elle ne peut plus se laisser avoir, qu’elle connaît toute la vérité. Si les médias traditionnels modifient l’information à partir de faits vérifiables, alors Internet désinforme à partir d’aucune base concrète, à la vitesse de la lumière.

Succès prometteur, mais regrettable pour cette décennie.

Je déteste.

L’ÉPOQUE DOLLARACLIP

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Cette ex-émission de Musique Plus, animée par Louis-José Houde, qui a particulièrement relancé la carrière de D-Natural nous aura fait bien rire durant ces quelques années en nous présentant les pires vidéoclips du répertoire musical de la station. Louis-José nous aura appris qu’on peut se faire connaître même si on manque de talent et malheureusement, plusieurs l’ont pris au mot, puisqu’aujourd’hui, on ne les regarde plus de travers ces artistes-clowns, non, on leur glisse sous la table une carte V.I.P qui leur donne droit à une couverture médiatique complète, comprenant la radio, les journaux, les festivals, les blogues et tout ce qui vient avec. Un autre succès regrettable de cette décennie 2000-2009, qui affectera malheureusement le début de la seconde décennie qui s’amorcera en 2010.

Je déteste.

DIAM’S

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La rappeuse Diam’s, succès énorme au Québec, et je l’avoue, j’en étais surpris. C’est en observant les MSN et status facebook des filles que j’ai tout compris. C’est un espoir pour les grosses et les laides, c’est un modèle pour les filles qui se croient fortes, c’est un second souffle pour celles qui ont été trompées, celles qui jurent ne plus jamais se laisser piler sur les pieds. C’est ce genre de femme qui laisse les plus faibles d’entre elles dans le mensonge et les fausses illusions. Un des pires succès de la décennie.

Je déteste.

LA PAGETTE

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La pagette, (télé-avertisseur) dont le nom sonne homosexuellement mal, a été le « en attendant » du téléphone cellulaire. Qui ne se rappelle pas des fameux codes? 696969 ou 911. À cette époque, les cabines téléphoniques étaient encore utilisées. Au départ, le télé-avertisseur était exclusivement pour les pushers et frais-chier, jusqu’à ce que la folie rattrape tout le monde pendant seulement deux ou trois années. Un succès évidemment temporaire et regrettable.

Je déteste.

LE REDBULL

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Les boissons énergisantes, je n’ai jamais vraiment compris le phénomène. Personnellement, j’ai une meilleure alternative…dormir. Le Redbull n’a jamais eu d’effets sur moi, même si on m’a dit que dans certains cas, deux ou trois canettes sont nécessaires pour voir les effets apparaître. Le téléphone cellulaire et Internet sont des inventions nécessaires dont on ne pourrait se passer, mais le Redbull? Êtes-vous vraiment incapable de bien fonctionner au travail sans en avoir avalé? Le pire, c’est que ces boissons étaient déjà disponibles sur les tablettes de votre dépanneur du coin depuis les années 90’s, sans même attirer votre attention. Un succès inutile et regrettable.

Je déteste.

LE FURBY

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La peluche intelligente, celle qui comprend tout ce qu’on lui dit, celle qui répètera tous les mots qu’on lui apprendra, éventuellement. Le perroquet format Gremlin. Légende urbaine? Comment le savoir? Le phénomène n’aura jamais duré assez longtemps pour qu’on puisse le confirmer. Succès regrettable.

Je déteste.

LES TÊTES À CLAQUES / BRICE DE NICE

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Les deux plus grands générateurs de malaises en société. Quand les Québécois aiment, ils aiment pour la peine et ne décrochent pas si facilement que ça. Combien de fois avons-nous frissonné en entendant une des phrases suivantes? « Hey Johnny Boy! Comment c’qui va mon Johnny Boy? », « Toi, t’es comme le H de Hawaï…tu sers à rien! J’t’ai cassé! », « Hey mon ami! T’aimes tu ça manger des patates? » La réponse: Trop souvent. Un concept comme les Têtes à Claques n’aurait pas eu le même succès sous un autre format, merci à sa formule fast food, web et virale. Succès agressant et regrettable.

Je déteste.

LE RAP

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Le rap n’a pas toujours été présent dans nos vie, le grand public l’a longtemps boudé et méprisé avant qu’il puisse obtenir la popularité qu’il a maintenant. Pensons au collectif 83, ils en ont bavé une shot, alors que le punk/ska dominait nos lecteurs CD, au Québec. Les amateurs de rap étaient marginalisés en début de décennie, mais tout ça n’a pas duré très longtemps, Eminem a préparé le terrain alors que 50 Cent a tout confirmé, le rap est à la mode et à grande échelle. Il a fait beaucoup de ravage depuis dix ans, aujourd’hui, grâce à lui, nous pouvons identifier les déchets de la société qui élèvent huit enfants à la fois ,vêtus de babyphat collection 2001 et le wannabe-gangsterisme ne cesse d’augmenter, les blancs seraient prêts à tout pour être dans la peau d’un jeune Haïtien. Les messages de révolte ont complètement disparus dans les chansons, tout est dilué et sans pertinence, il n’est rien d’autre qu’un divertissement. Ce qui aurait dû être la voix du peuple n’est maintenant qu’un autre succès regrettable de cette décennie.

Je déteste.

LES FRÉQUENTATIONS

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Fréquenter quelqu’un. Avoir une fréquentation. C’est tellement 21è siècle. Les niaiseuses ne sont plus mélangées maintenant, elles fréquentent. C’est la période transitionnelle entre la rencontre et la relation de couple, généralement, les filles stables n’ont pas recours à cette expression ridicule. Un succès qui mène souvent à l’échec, regrettable.

Je déteste.

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